lu 2018 06_liane moriarty_le secret du mari

 

L'histoire : il y a Cécilia, dont on lit en 4ème de couverture ce qu'il y a à savoir pour démarrer, dont l'histoire donne son titre au roman. Cécillia est aussi bénévole dévouée à l'école privée de ses filles, vendeuse Tupperware émérite, épouse, mère, ménagère, etc., parfaite en tout... Il y a aussi Tess, dont le mari est en train de lui apprendre qu'il l'a quitte. Et puis il y a Rachel, Connor, Lucy et tous les autres... Bienvenue dans leur petite communauté !

 

Mon avis : j'ai a-do-ré ! Mais alors, le truc de ouf ! J'ai dévoré ce livre en quelques jours, partagée entre l'envie furieuse de me plonger dedans à longueur de journées et celle de m'obliger à ralentir la lecture pour ne pas m'en séparer trop vite. Quelle histoire ! Dans les premières pages, au fil de la présentation des 3 histoires de familles que nous allons suivre, j'ai pris des notes tant le nombre de personnages m'effrayait. Mais très vite, je me suis rendu compte que c'était inutile, en très peu de pages, j'avais comme intégré la petite communauté de ce quartier de Melbourne, et je m'y retrouvais très bien dans les différents protagonistes. Et quelle histoire ! Jusqu'au bout j'ai été tenue en haleine ! Bien entendu, je ne peux guère en dire plus sans trop en révéler =^.^= L'histoire est très prenante, beaucoup de rebondissements, des personnages consistants dont on approfondit avec simplicité, bienveillance et naturel la psychologie, on ets très vite embarqué dans ce petit univers presque villageois, on s'interroge avec les protagonistes et on se demande ce qui arriverait dans notre vie et comment on réagirait si l'un ou l'autre de ces cataclysmes s'y produisait...

Bref, l'écriture coule remarquablement (probablement bien écrit et bien traduit, donc), l'histoire est captivante, les personnages bien campés tiennent la route, le seul bémol serait peut-être pour moi la fin, assez révélatrice d'une certaine croyance morale à laquelle je n'adhère pas (croyance possiblement chrétienne puisque la religion est plusieurs fois évoquée sans être très présente non plus dans le roman, et que le récit se découpe en  parties correspondant aux jours de la Semaine Sainte ; mais cette croyance morale qui préside à la fin n'est pas que chrétienne, loin s'en faut !). 

Je vais me dépêcher de trouver d'autres romans de cette autrice !

 

 

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Le prologue et l'incipit (et un peu plus) :

 

extrait secret 011

extrait secret 015

 

p.32 :  Etre une bonne mère, c'est plus facile quand on a un public.

 

p.183 : Dire que les gens s'imaginent qu'après une tragédie on devient plus sage, plus spirituel. Foutaises. C'était tout le contraire. Une tragédie, ça rend mesquin et malveillant. On n'en sort ni plus lucide ni plus avisé.

 

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Le Secret du mari, Liane Moriarty, 2013,

 The Husband's Secret, traduit de l'anglais (Australie) par Béatrice Taupeau, 2015,

498 pages