lu 2020 02_bondoux_mourlevat_et je danse aussi

 

L'histoire : Pierre-Marie Sotto, écrivain célèbre et en panne, écrit à Adeline Parmelan, parce qu'il a reçu d'elle une volumineuse enveloppe qu'il ne compte pas ouvrir. Ils ne se connaissent pas, elle ne lui a laissé que son adresse courrielle, il ne peut donc pas lui renvoyer son enveloppe. Elle lui répond, par courriel aussi. Et, d'un message à l'autre, une véritable correspondance s'installe...

 

Mon avis : un roman épistolaire très agréable, joyeux mais pas que, émouvant mais pas que. Le choix des courriels est très parlant, très vivant, moderne. Le début de l'histoire tient la route, on a tous connu cette pette étincelle qui fait qu'un vértable échange se noue, fût-il virtuel. Et puis les choses s'enchaînent, les relations, mêmes virtuelles, se compliquent, se choquent parfois, se distandent, puis se renouent... Bref, la vie qui va. Et là, en plus, un peu de suspense : on sait que quelque chose les relie, qui est dans cette enveloppe qui les a fait entrer en contact, mais qu'est-ce que c'est  ? Même sans savoir, on se laisse porter par les plumes légères, par l'histoire qu'on a envie de voir avancer, par ces caractères si dissemblables qui s'harmonisent si bien. Et puis on sait, et puis il y a aussi les autres amis avec qui Pierre-Marie échange des courriels, et et et... c'est l'irruption de la vraie vie, et c'est encore mieux ! 

Bref : à lire, un roman léger mais pas que, très sympathique, un excellent moment de détente.

 

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Alors oui : je chante ! [...] Et, figurez-vous que je danse aussi ! Et je me contrefiche d'avoir l'air d'un ours ou d'un hippopotame. Vous devriez essayer.

 

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Vous savez : votre vie va son train, vous êtes dans une somnolence du corps et du coeur, et puis soudain quelqu'un apparaît et vous apporte la révolution. Vous n'êtes plus qu'impatience : je vais la revoir, elle va m'appeler, elle va m'écrire. Ca occupe tout votre esprit. Et comme l'autre vous aime en retour, vous êtes dans cette fièvre, dans cette fête. J'ai vécu cela cinq fois. J'ai pris feu cinq fois.

 

Il n'y a pas de hasard, mais des occasions.

 

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Et je danse, aussi, Jean-Claude Mourlevat et Anne-Laure Bondoux, 2015, 311 pages