lu 2019 12_jean chirstophe rufin_le suspendu de conakry

L'histoire : un matin, à Conakry (Guinée), un homme est retrouvé mort, suspendu par un pied en haut du mat de son bateau. Aurel, Consul de France à Conakry, décide de mener seul une enquête parallèle à l'enquête officielle pour découvrir la vérité sur cette affaire qui l'intrigue.

 

Mon avis : j'ai pris grand plaisir à lire ce livre. Le personnage d'Aurel, Roumain devenu Français, anti-héros sympathique, émotif et intelligent, au look improbable et absurde sous la chaleur de Conakry, peu respecté mais endurant et audacieux, est le véritable intérêt de cette intrigue policière par ailleurs peu originale, même si l'enquête reste très intéressante à suivre. La plume de Rufin, égale à elle-même, précise et fluide, nous permet d'avancer dans le roman avec facilité et légèreté. Au final, donc, un très bon moment de lecture de détente. Peut-être pas le top du top pour les fans d'intrigues policières complexes ou de thrillers flippants, mais pour une quasi-néophyte comme je le suis dans ce genre, c'est tout à fait suffisant. Mon seul petit regret a peut-être été de ne pas avoir été assez imprégnée de la chaleur locale, même si plusieurs passages permettent de la garder en tête. Dans l'ensemble, et même si'l y a bien sûr pas mal de différences aussi, ce personnage m'a plusieurs fois fait penser à Richard Pool, héros très britannique des précédentes saisons de la série télévisée Meurtres au Paradis (et dans mon cas, c'est plutôt un bon point, j'aimais beaucoup ce personnage !).

 

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Où qu'il soit, il ne revendiquait qu'un droit : celui qu'on le laisse tranquille.

 

La ville à l'aube était encombrée de piétons car les pauvres, selon une loi universelle à laquelle Conakry ne fait pas exception, sont contraints de se lever plus tôt que les autres.

 

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Le Suspendu de Conakry, Jean-Christophe Rufin, 2018, 320 pages