lu 2019 09_sophie tal men_qui ne se plante pas ne pousse jamais

L'histoire : dans notre galerie de portraits, il y a Alexandre, en dernière année d'internat de médecine et sur le point de se marier, débordé comme tous les internes ; Margaux, jeune cadre hyper dynamique voire survoltée, passionnée de chocolat (ça tombe bien, elle bosse dedans à l'international pour la boîte familiale !) et par sa ligne parfaite ; et puis leur point commun : Jacqueline, la grand-mère de Margaux et ex-voisine d'Alexandre au Cap Fréhel, où elle vit encore. Jacqueline se sait condamnée à court terme, mais cette mamie rock'n'roll voudrait que les choses soient comme elle le souhaite avant son grand départ, alors pour ça, elle va amener Alexandre et Margaux à se revoir, après 10 ans sans nouvelles l'un de l'autre.

 

Mon avis : un roman feel good qui tient bien ses promesses. Facile et rapide à lire, à l'écriture très fluide, aux personnages simples, avec juste ce qu'il faut de petite pointe d'humour et de bons sentiments pas dégoulinants. Des personnages pas toujours bien crédibles mais avec un bon fond, des dialogues qui trahissent une communication simple comme on en rêve, de l'argent à volonté sans se poser de question (puisque l'essentiel est ailleurs, n'est-ce pas ?), de l'optimisme à revendre, une histoire d'amour chalala, une vieille dame 100% idéalisée à la sauce jeunisme, des "proverbes" inventés un peu partout, tout qui se passe comme prévu et comme on le voyait venir de très loin : on peut cocher à peu près tous les clichés du genre "feel good". Et parfois, franchement, quand c'est si bien rédigé et mené, bah ça fait tout simplement du bien de ne pas se prendre la tête et de se laisser porter ! En bref : un livre parfait si vous avez envie d'un bon moment de détente.

 

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Qui ne se plante pas ne pousse jamais, Sophie Tal Men, 2019, 286 pages