lu 2019 01_gavins clemente-ruiz_le club des feignasses

L'histoire : Il y a Béa, la quarantaine pétillante et survoltée, qui dirige une agence immobilière. Il y a la discrète Alice, puéricultrice en crèche, qui adore les enfants, surtout Ursule, un petit autiste. Il y a Sam, un banquier fou amoureux d'un fleuriste, Greg, ces deux-là ne se quittent jamais. Et puis il y a Elisabeth, 67 ans, riche "femme de" qui n'en peut plus de cette vie de façade qu'elle a menée pendant plus de quarante ans.

Béatrice, Samuel, Alice et Elisabeth ont tous un cancer. Ils se rencontrent à l'hôpital, pour leur première séance de chimio. Et instantanément, un lien d'amitié puissant va les unir face à l'adversité.

 

Mon avis : un livre à la fois grave de par son sujet et léger de par son traitement. On rit pas mal, on sourit presque tout le temps, on est aussi ému, aux larmes. Alors d'accord, le monde dans lequel tout ça se passe n'est pas très crédible, tout ce monde partout bienveillant, qui a toujours le mot juste au bon moment, ces gens compréhensifs, courageux, compétents, pleins d'humour, ces gens sans aucun souci d'argent ni de communication, es choses qui arrivent pile au bon moment, les hasards trop beaux pour être vrais, etc., ça n'a aucune chance de faire passer le livre pour le documentaire d'une histoire véridique ! Mais qu'est-ce que ça fait du bien de les croiser et d'y croire le temps de la lecture d'un roman ! La dure réalité de la vie est là quand même, et cette fichue maladie aussi, mais choisir de saisir la vie à bras-le-corps et de la dévorer avec bonheur coûte que coûte, ça n'empêche pas le réalisme, alors autant en profiter ! C'est un peu le message de ce roman à mes yeux.

Un roman de détente, sans prise de tête, agréable à lire.

 

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Quelques passages...

 

Il s'est longtemps dit qu'à la retraite il changerait, qu'il serait plus à son écoute. Plus tard, toujours plus tard... On remet toujours l'essentiel à plus tard.

 

"Croix de bois, croix de fer, si je meurs, c'est d'un cancer"

 

"Je sais pas si on peut vraiment comprendre la peine des autres. Mais on peut se faire des câlins. Ca, ça marche bien."

 

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Le club des feignasses, Gavin's Clemente-Ruiz, 2018, 324 pages