lu 2018 11_gregoire delacourt_la femme qui ne vieillissait pas

 

L'histoire : L'ado Martine, qui a perdu sa mère de manière brusque et dont le père est revenu d'Algérie avec une jambe en moins et des souvenirs atroces plein la tête, devient une belle jeune femme, Betty, puis se marie, a un enfant... Et puis le temps passe. Mais il ne passe pas "normalement", et ne semble pas avoir de prise sur Betty... Sauf que "rester jeune" n'est pas le rêve qu'on pourrait imaginer !

 

Mon avis : un livre très agréable à lire, rapide, mais loin d'être parfait. J'ai bien aimé le sujet, mais passé trop peu de temps à mon goût avec l'héroïne et les personnages secondaires, trop peu inspecté leur perturbation face à ce phénomène inédit dont on n'effleure que la surface. Le style, des dialogues en particulier, m'a un peu déstabilisée, écrits tout à la suite, ils ne prennent ainsi pas assez de consistance, je trouve, et du coup ça se répercute sur les personnages. Dommage. En dehors de ça, voilà un bon support pour réfléchir soi-même au temps qui passe, à la course effrénée à l'aspect de la jeunesse physique. Et un roman qui reste, malgré les bémols évoqués plus haut, très agréable à lire, et distrayant. 

 

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Les rêveurs ne changent pas le monde, ils le rêvent et voilà.

 

Tu es folle, Odette ! Mais pas du tout, ma chère, je dis les choses comme elles sont, c'est tout, les hommes sont notre plus belle conquête, la leur, c'est le cheval !

 

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La femme qui ne vieillissait pas, Grégoire Delacourt, 2018, 256 pages