lu 2018 10_kate jacobs_le club des tricoteuses du vendredi soir

 

L'histoire : Sept femmes qui ont noué des liens en se retrouvant le vendredi soir dans une boutique de laines de New York. On n'assiste pas à leurs réunions tricot, mais on voit comment leur amitié joue un rôle primordial dans leurs vies. Et il s'en passe des choses, dans leurs vies, surtout cet été-là !!!

 

Mon avis : un livre plutôt sympathique. Après un démarrage un peu laborieux, on prend plaisir à se promener avec les personnages, à mieux comprendre leur passé, à suivre leurs aventures. Ils ont chacun une personnalité bien marquée, une histoire bien particulière, et nous les suivons en parallèle. Le style est assez banal, peu contagieux émotionnellement parlant, mais bien fluide. Je rassure ceux qui n'y connaissent rien en tricot : aucune connaissance n'est requise, on n'y parle quasi pas de tricot, et quand c'est le cas, manifestement la traductrice n'était pas elle-même une tricoteuse, il y a des erreurs de traduction (comme par exemple "jauge" pour "gauge" alors qu'en français on parle d'échantillon. Bref, ça c'était la petite anecdote de tricoteuse au passage...). On est ici complètement dans le roman "feel good", et le fait est que c'est un roman léger, sans prétention, pour se détendre, qui fait du bien à lire. 

Il existe 2 livres de suite à ce roman, le tome 2 est Le Club des Tricoteuses, d'une vie à l'autre, que je lirai probablement, pour le plaisir de retrouver les protagonistes et de faire un bout de chemin avec elles. 

 

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Toujours active : cela faisait partie du nouveau mythe de la grossesse, selon lequel les femmes enceintes restaient super minces, à l'exception de elur ventre en forme de ballon de basket, et gardaient un rythme effréné jusqu'à l'accouchement. [...] Même les femmes au foyer se sentaient contraintes de répondre aux nouvelles exigences de la grossesse. Il ne suffisait plus d'abriter un bébé dans son ventre. Non, une femme enceinte devait à présent être superbe tout en continuant à faire ce qu'elle avait à faire. Adolescente, Darwin s'étiat ralliée sans hésiter au consensus selon lequel il ne fallait pas faire toute une histoire des règles. Puis elle avait connu la douleur, les ballonnements, les élancements dans les reins, la mauvaise humeur générale et elle avait en plus appris à faire comme si de rien n'était. 

 

Anita savait que les soeurs étaient des sortes d'étrangers familiers. Un simple regard suffisait à les informer sur l'humeur de l'autre ; elles acceptaient toutes les petites manies qui constituent les habitudes d'une personne et, pourtant, même avec ce savoir secret, elles ne posaient jamais de questions sur les espoirs et les rêves de l'autre.

 

On part souvent du principe que les liens familiaux annulent le besoin de devenir de véritables amis.

 

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Le Club des tricoteuses du vendredi soir, Kate Jacobs, 2008,

traduction de Knit Two par Jocelyne Barsse, 2010,

480 pages (en poche)