Il y a un an tout pile, le 21 mars 2017, à cette heure-ci, j'étais en train de m'installer dans une chambre de clinique, impatiente d'être opérée, délivrée des implants de stérilisation Essure qu'on m'avait posés en 2010. Salpingectomie bilatérale prévue, hystérectomie expressément autorisée et demandée de ma part si la chirurgienne le jugeait nécessaire ou utile en cours d'intervention. L'opération allait-elle réussir ? Allais-je bien supporter l'anesthésie ? Aurais-je des fragments si l'opération ratait ? Et si ça réussissait, irais-je enfin mieux ? Beaucoup d'interrogations se bousculaient évidemment dans mon esprit, comme toujours en pareil cas, mais j'étais d'une détermination sans faille, d'une sérénité intérieure qui m'étonnait moi-même, surexcitée aussi, joyeuse, impatiente de ce rendez-vous, de ce cadeau que je me faisais ; depuis le 9 décembre, je savais quel était le poison, et n'avais pas un instant douté de la nécessité absolue de sortir ces maudits ressorts de mon corps, la certitude s'était ancrée instantanément, en même temps que j'avais compris le lien entre Essure et ma santé défaillante depuis leur pose : quel que soit le prix à payer, même au risque de ma vie, j'allais m'en débarrasser. Point. Et j'y étais. Avec une chirurgienne compétente, réputée, humaine en prime, dans une clinique accueillante. Il y a un an.

 

Que dire aujourd'hui, un an plus tard ? Que oui, mille fois oui, l'explantation d'Essure a changé ma santé et mon mental, et pas qu'un peu, et pas par effet placebo comme le prétendent encore trop de médecins ! Une vraie libération !

Côté lien entre Essure et santé, j'avais déjà pas mal écrit sur le sujet sur ce blog, alors voici mes deux articles précédents :

Essure (et moi...), écrit deux semaines après l'explantation, et

Ma vie après Essure, 8 mois... 

 

Ce dernier article reste d'actualité côté santé, je pourrais redire les mêmes choses =^.^= Et comme il restait encore des petites choses de-ci de-là, les mêmes qu'il y a 4 mois, j'ai consulté un 2ème médecin spécialisé dans les pathologies liées aux métaux (un de ceux dont le nom circule discrètement, vu que l'Etat interdit théoriquement tout autre soin que la psychiatrisation pour ceux qui se "prétendent" -c'est le terme utilisé officiellement- intoxiqués par les métaux... faut le savoir quand même, il y a un autre monde derrière la médecine officielle obligatoire, alors même que nous sommes très très nombreux à être concernés par l'intoxication aux métaux... bref), et comme je vais vraiment beaucoup beaucoup mieux globalement, ce qui signifie que mon corps élimine plutôt bien, j'ai entamé qu'une chélation, mais "douce", peu agressive, pour quelques mois. Cet été, j'entamerai la décontamination de ma bouche qui contient des métaux (encore 2 amalgames et une couronne or), avec un dentiste spécialisé aussi, et des protocoles stricts et sérieux, pas juste un champ opératoire d'opérette et roule ma poule. Le reste se fera avec le temps, beaucoup de temps, quelques années. Mais de toute façon, c'est déjà tellement mieux que quand je portais ces implants que je ne suis plus aussi pressée ni impatiente qu'il y a un an.

 

Un an après... j'ai passé cette année à apprendre, sur le Net et dans des livres, à lire sur les métaux, à lire des témoignages, à rencontrer des femmes concernées, même à entrer dans un petit groupe local qui reste soudé, à aider et conseiller aussi puisque j'ai été quelques mois déléguée départementale pour l'association RESIST, et puis à reprendre en main ma santé sans plus faire confiance à qui que ce soit sans vérifier. Je suis derrière chaque médecin et autre thérapeute que je vois (j'en vois cependant le moins possible, et c'est une libération, j'ai tellement dû subir leurs sarcasmes, leur mépris et leur morgue pendant toutes ces années...), j'apprends avant, je remets en cause, je prends le temps, je cherche à d'autres sources, je veux comprendre, savoir ce qui se fait, ce qui existe, choisir, et refuser si je ne suis pas d'accord avec ce qu'on me propose, même si c'est "ce qui se fait" et les pseudo-certitudes actuelles, même si je dois me débrouiller seule. C'était déjà un peu le cas avant, suite à quelques expériences qui m'avaient échaudée, mais ça a pris un tour bien plus systématique et général. 

 

En bref : aucun regret d'avoir choisi l'explantation. J'ai eu beaucoup de chance que l'opération soit un succès du premier coup (radio ASP de contrôle post-opératoire sans aucun résidu), alors que j'avais choisi la salpingectomie bilatérale, et non une salpingectomie bilatérale + hystérectomie, opération statistiquement plus sûre dans le cas d'Essure. Pour une fois que Murphy ne veillait pas sur moi...

(en fait, j'ai du mal à écrire dessus ; depuis quelques mois, dans mon esprit, quelque chose a décidé de tourner la page, de continuer la route, sans rien oublier, mais de passer vraiment à autre chose... alors cet article un peu brouillon s'arrête là)

 

♥ Prenez soin de vous ♥

 

sante_111