Laurent Gounelle_le jour ou j ai appris a vivre_lu 2017 07

L'histoire : Jonathan est vendeur d'assurances, à son compte, avec 2 associés (un ami et son ex-compagne). Il est jeune, performant. Un jour, dans une foule, il croise une bohémienne qui lit sa main et lui affirme qu'il va mourir, puis s'enfuit. Cette instillation du doute (vais-je mourir là de suite ?) dans l'esprit de Jonathan va l'amener à changer sa façon de voir la vie, et, partant, sa façon de la vivre...

 

Mon avis : un ènième livre de mise en roman de la mode du "développement personnel". Oui, totalement. A tel point que dans la première moitié, j'ai parfois eu l'impression de ne faire que croiser des panneaux Facebook de dévelopement personnel comme j'en croise plein tous les jours... Mais pour autant, le roman est réussi, on s'attache à ce Jonathan pourtant pas forcément très crédible, mais on a envie d'y croire. Les personnages sont simples, presque manichéens, moi j'aime ça, alors c'est facile de m'y attacher, de voguer avec eux sur leur chemin, de suivre ce petit bout de vie. Peut-être naïf de ma part, on me l'a souvent dit (et je crois que c'est toujours ce qu'on dit aux idéalistes aussi bien qu'aux ambitieux, ou à tous ceux qui dépassent un peu d'une manière ou d'une autre), mais la naÏveté n'empêche pas l'humanité, et c'est cela que j'aime, Jonathan est humain, ce qu'il traverse aussi. On aimerait que le monde soit ainsi, avec des petits bouts d'Amélie Poulain, des gros bouts d'humanité, un peu de coups de pouce du destin et des sourires à tous les coins de rue. Même quand les choses ne sont pas faciles-faciles. Alors à sa manière, ce roman "refait le monde" comme cela, un peu comme on le referait entre amis, comme on rêve d'idéal pas si hors de portée, et qu'on a envie d'y croire, même si c'est naïf, même si c'est facile, même si même si...  

Un livre sympathique, donc =^.^=

 

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Quelques extraits...

 

z lg 011

 

 

p.69-70 : - La nature nous rend ce que la société nous a confisqué.

- Quoi ?

- Notre complétude.

- Euh... tu peux préciser, s'il te plaît ?

- Nous sommes des êtres complets et la nature nous amène à le ressentir profondément, alors que la société crée en nous le manque. Elle sait nous faire croire et nous faire ressentir qu'il nous manque quelque chose pour être heureux. elle nous interdit d'être satisfaits de ce que nous avons, de ce que nous sommes. Elle ne cesse de nous faire croire que nous sommes incomplets.

 

z lg 098

z lg 127

 

 

 

p. 269 : Il s'ennuyait comme un politicien qui aurait cessé de magouiller.

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Le jour où j'ai appris à vivre, Laurent Gounelle, 2014, 286 pages